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Après l'histoire, il y a encore une autre histoire...
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 Hymelia

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Darth Vegel
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MessageSujet: Hymelia   Sam 14 Juil - 18:50

Voilà, c'est un roman que moi et le petit ami à ma soeur tentons d'écrire. C'est un peu long. Aussi je compte faire un forum RPG sur ce sujet, d'ailleurs, il est déjà en construction (je vous préviens dès qu'il est terminé Wink )

Chapitre 1 : Quoi de mieux que commencer avec un peu d’action?
Le soleil était haut dans le ciel bleu sans nuages. Dans une forêt aux abords de Lilendar, petit village dans la banlieue à l’est d’Oriana, particulièrement tranquille, était situé près des forêts cywällienne. Un ruisseau, qui habituellement coulait paisiblement, était gelé, en cette saison hivernale. Une petite couverture de neige recouvrait le paysage. Des arbres cristallisés par le gel, entouraient un petit chemin qui parcourait les boisés. Plusieurs familles de chevreuils, de cerfs, d’écureuils, de mulots et d’autres petits rongeurs vivaient dans cette forêt et certaine légende affirmaient l’existence de quelques satyres et centaures. Cependant, personne n’en avait jamais aperçut un. La vie était plutôt paisible dans ce coin, considéré comme le paradis, par les bardes.

C’est dans cette forêt que débute notre histoire. Seul, agenouillé devant une trace de gibier profondément enfoncée dans la neige, il regarda autour de lui, attentif. L’homme se leva, il devait au moins faire six pieds de haut. Ses cheveux bruns tombaient sur ses larges épaules et cachaient un peu ses yeux noisette. Son petit nez trônait sur son visage carré qui finissait en une petite barbe mal rasée. Ses puissants bras se terminaient en larges mains, toutes aussi fortes. Sa peau était tannée par le soleil. Le chasseur portait un manteau de chasse en peau d’ours et, attachée à ses épaules, une longue cape verte retombait pour toucher le sol enneigé. Un carquois était accroché à une bandouillère de la même couleur que la cape.

L’homme prit son arc et encocha une flèche au plumage de faucon et attendit, debout, seul. Il était habituer à attendre, mais là, cela commençait à être très long. Le vent soufflait, faisant tomber de la neige des branches des arbres, majoritairement des érables, des pins ou des sapins. Une branche cassa, attirant le regard perçant du chasseur. Il se tourna, son arc prêt à tirer. Le bruit venait de loin, environ vingt mètres. Le chasseur plissa les yeux et l’aperçut. Un chevreuil se tenait exactement là où la branche avait cassé, sous le poids de la bête. Il regardait à gauche et à droite, sans se rendre compte du danger qui le guettait. Le chasseur visa la bête, retint son souffle et senti une goutte de sueur glisser près de son œil. La flèche partit comme un faucon en chasse et siffla comme un courant d’air. Le projectile alla se planter dans un arbre, à quelques pouces de la tête du chevreuil. Ce dernier, surprit par la flèche, parti à droite, s’enfonçant dans les bois, à une vitesse fulgurante. Le chasseur jura et se lança à la poursuite de sa proie.




Le chevreuil courut pendant un bon quinze minute à fuir le prédateur qu’il n’avait pas vu. Sa respiration était saccadée, créant des petits nuages de chaleur. Il courut, courut à n’en plus finir. La bête était tellement concentrée sur qui l’avait attaqué qu’elle ne remarqua pas la racine qui se trouvait à ses pieds. Elle trébucha et se retrouva museau à terre. À quelques mètres de là, le chasseur vit toute la scène et en profita pour sortir son arc en encocher une nouvelle flèche. Cette fois, il n’allait pas la manquer. Il retint son souffle le temps de tirer la corde vers lui, il visa et… une ombre passa près de lui, le renversant sur le côté, et permettant à sa proie de quitter les lieux. Furieux, l’homme se releva et regarda ce qui l’avait bousculé. Devant lui, se tenait un magnifique cheval. Sa crinière d’un blanc de neige virevoltait au vent. Le pelage de la bête était aussi blanc que sa crinière, sauf les quelques petites tâches grises qui y étaient parsemées. Les yeux profonds de la bête se tournèrent vers le chasseur quand celui-ci s’approcha du cheval. Ce dernier resta tout de même calme et laissa l’homme poser sa main sur son cou. Une chimie se créa entre les deux êtres, un lien qui les lia pour ne plus être brisé. Les deux se regardèrent dans les yeux. La bête baissa la tête en signe de soumission et le chasseur le flatta. Soudainement, l’homme monta sur le dos du cheval et la talonna. La bête partit dans un galop modéré pour que son cavalier puisse rester en selle. Il galopa pendant des heures, le chasseur avait les mains gelée à cause du vent d’hiver et bientôt il ne senti plus son sang circuler dans ses articulations. La crinière virevoltait au vent effleurant le visage du cavalier. Les cheveux de ce dernier faisaient de même. Ils parcoururent de nombreuses lieues au galop et le cheval se fatigua rapidement, ralentissant son allure. Les deux nouveaux amis s’arrêtèrent enfin dans une petite clairière entourée de sapins. La vue était magnifique.

Le cavalier descendit de sa monture et lui caressa la crinière puis ils se mirent à marcher côte à côte. L’homme emprunta le chemin qui menait à sa maison. En fait, cet homme n’était pas un simple chasseur, il s’agissait de Matthias de Lilendar, capitaine Matthias, sous le service du tout puissant roi du saint royaume d’Oriana. Il était au service de l’armée royale depuis maintenant quinze ans et s’y était taillé une place de héros. Tout le monde le respectait pour ses missions spectaculairement réussies, son sens du devoir, et par-dessus tout, sa simplicité qui plaisait au gens du peuple. Le roi et la reine du royaume avaient, eux aussi, eu vent de ses exploits et lui avait désigné une place de choix dans l’armée républicaine, ainsi qu’un salaire plus que respectable. Cependant, Matthias avait refusé son augmentation et s’était contenté du respect des villageois et de la méfiance des deux dirigeants.


Bref, le capitaine ainsi que sa nouvelle monture arpentait le chemin que Matthias connaissait comme sa poche. Aucunement inquiet de se perdre, le chasseur ne se douta pas une seconde des deux, quatre, douze yeux qui le guettait. Ce n’est qu’après quinze minutes de marche silencieuse que le capitaine entendit des bruits de pas sur les côtés du chemin. Promenant ses yeux à gauche et à droite et posant sa main sur le pommeau de son épée, il continua de marcher comme si de rien était. Cependant, rendu à un certain endroit particulièrement ombragé par des sapins, un bruit d’explosion affola le cheval qui déguerpit, laissant Matthias se retourner pour se rendre compte que le chemin était barré derrière lui par des sapins, mystérieusement effondrés, sûrement en lien avec l’explosion. Matthias dégaina son épée et hurla après son cheval, qu’il considérait comme son ami :
« C’est ça! Fiche le camp sale trouillard! Je n’ai pas besoin de toi, justement, je suis capitaine du Saint Royaume, après tout. »

C’est au moment où le chevalier avait parcourut quelques pas qu’une autre série d’explosions se fit entendre et que les sapins qui longeaient la route qui faisait face à Matthias s’écroulèrent, lui bloquant la route. Il se mit en garde et promena son regard, scrutant chaque arbre de la forêt. Soudain, une douzaine de chevaliers vêtus de noirs apparurent devant et derrière le capitaine Matthias. Ils devaient tous avoir la même taille que lui. Les chevaliers arboraient une armure noire, une cape rouge et or, leur haume était baissé et, sur le bouclier, une lune était dessinée sur une étoile en arrière plan. Matthias ne connaissait pas cette armoirie et n’hésita pas à se mettre en garde face à ses nombreux ennemis. Les six premiers soldats chargèrent sur Matthias, le frappant de coups que ce dernier parait facilement. Il répliquait, mais sans succès car ses opposants possédaient des boucliers qu’ils utilisaient merveilleusement.

Après quelques minutes de combat sans relâche, le capitaine de la république se faisait malmené par deux derniers soldats qui survécurent à ses assauts. Distrait par les attaques incessantes de ses ennemis infatigables, il ne remarqua pas la flèche qui alla planter un bout de sa cape dans le tronc d’un arbre, non loin. Matthias leva les yeux et vit, à son désespoir, un troisième homme se tenant près des boisés à gauche du chemin. Contrairement aux soldats, l’archer n’était pas lourdement protégé et la capuche de sa cape lui cachait son visage. Sur sa main y trônait un tatouage représentant l’armoirie peinturé sur les boucliers des chevaliers. L’archer tira une deuxième flèche qui alla se planter dans l’épaule, heureusement protégée de Matthias. Ce dernier se dépêcha à tuer ses derniers duellistes pour aller mettre fin aux jours du nouvel arrivant. Malheureusement, les deux chevaliers étaient coriaces, et Matthias était déconcentré par les flèches que lui tirait l’archer.

Au moment même où tout espoir avait disparut de l’âme de Matthias, un hennissement se fit entendre au loin. Les trois ennemis se retournèrent pour trouver la source du bruit et furent surpris, puis écrasés par le cheval de Matthias, mystérieusement revenu vers son maître. Ce dernier, en sueur suite à un combat sans relâche, s’écroula, et avant de perdre connaissance, se tourna vers l’archer, dont le corps avait mystérieusement disparut…

***

La chaleur envahie le corps de Matthias. Des ombrages se dessinèrent autour de lui. Il ne les reconnut pas et avant même de pouvoir y voir plus clair, il retomba dans un sommeil profond. Il rêva, et rêva encore. Un sommeil de visions le tourmentait. Des images de chevaliers noirs, de forêts hantées, et, surtout, d’archers mystérieux. C’est en sursaut que Matthias se réveilla, couvert de sueur. Il regarda autour de lui et ne reconnu pas immédiatement sa propre maison. C’est après quelques minutes qu’il se souvint de sa mésaventure et… de son cheval! Il se leva précipitamment mais s’arrêta lorsqu’il entendit une voix familière.
« Recouches-toi immédiatement! Tu viens juste de te réveiller depuis quatre jours! »
Matthias reconnaissait bien cette voix, et la craignait un peu aussi. Il se tourna vers la droite et aperçut, dans le cadre de la porte, la silhouette élancée de sa femme, Juna Vale. Ses longs cheveux noirs descendait loin dans son dos et étaient séparés sur son front pour ne pas cacher ses beaux yeux bleus. Elle pointait son long doigt sur Matthias et affichait un air accusateur et fâché.
-Mais Juna, je vais bien, tu peux me croire!
-Non! Non! Non! Qui est la spécialiste de la guérison?
Justement, elle avait raison. Juna était, en fait, issu d’une famille cynwällienne, et possédait donc quelques pouvoirs magiques comme la guérison. Cependant, la sœur de Juna, Tesa, était plus spécialisée dans ce domaine que sa sœur. Matthias ne dit pas ce commentaire car Juna détestait que l’on ne la compare à Tesa.
-Toi, répondit Matthias, désespéré. Mais ce n’est pas une raison pour me clouer à mon lit alors que tout va bien!
-Sottises! Justement, j’ai contacté ma sœur, elle vient vérifier si tout va bien pour toi. Alors recouche-toi et patiente. »
Matthias obéit à sa femme et se força pour replonger dans le royaume des rêves. Cependant, il réfléchit un peu avant de se rendormir : sa belle-sœur prendrait sûrement une journée complète pour quitter le royaume des Cynwälls pour se rendre à Lilendar. Il pourrait donc quitter sa demeure, évidemment sans se faire voir par Juna, et retrouver son sauveur.


Il faisait encore nuit lorsque le capitaine décida de mettre son plan à exécution. Il se glissa hors de son lit et se faufila, sur la pointe des pieds, jusqu'à la porte qui menait derrière la maisonnette. Il passa devant Nocturne, son cheval actuel. Il avait prit soin de s’habiller chaudement et d’avoir prit ses armes avec lui, il ne voulait pas revivre la même aventure que quatre jours auparavant. L’une des plus grandes qualités, et parfois défaut de Matthias était sa merveilleuse mémoire. Il emprunta donc le même chemin que lors de sa dernière partie de chasse. Il marcha longtemps, utilisant le clair de lune pour s’éclairer. Les arbres étaient recouverts de givre et penchait vers l’avant sous le poids de la neige. Matthias retourna sur le chemin où il avait subit l’embuscade et vit, au loin, le cheval qui lui avait sauvé la vie, qui reniflait le sol.

Le capitaine siffla pour attirer l’attention de la bête qui se tourna brusquement vers lui. Elle le regarda longuement, puis s’approcha lentement. Lorsqu’il fut à portée de main, Matthias lui caressa la croupe et lui murmura :
« Blizzard… tu t’appelleras Blizzard… »
Matthias monta sur son nouveau cheval et regarda à gauche, puis à droite. Une silhouette assise sur un rocher attira son attention. Il mit son cheval au pas et dégaina son épée. Lorsqu’il fut à quelques mètres de l’inconnu il rangea son arme et afficha un large sourire.
« Salutations, l’ami, annonça l’inconnu.
-Quelle surprise, Padrielad! »
Matthias sauta en bas de sa monture et alla serrer la main de son meilleur ami Padrielad le barde. Ils étaient tellement amis et avaient les mêmes goûts que, lors du mariage de Matthias, Padrielad était venu accompagné de la jumelle de Juna, Tesa. Depuis, ils vivent le grand amour et sont mariés depuis cinq ans.
« Mais, interrogea Matthias, tu n’es pas avec Tesa.
-Tu n’es pas vraiment en position pour poser des questions. N’étais-tu pas malade, toi? Alors que fais-tu dans les bois à cette heure, et seul?
-Je devais retrouver un vieil ami, répondit le capitaine en désignant Blizzard de la tête.
-Ha! Alors dit toi que c’est pour la même raison que je me suis ``éloigné`` de Tesa : pour revoir un vieil ami. »

Padrielad rit un bon coup et s’approcha du cheval blanc de Matthias. Il flatta l’encolure de la bête et passa ses doigts dans la crinière.
« C’est une bien belle bête! Dis-moi, où l’as-tu acheté?
-Je ne l’ai pas acheté, je l’ai trouvé. C’est une longue histoire que je vais vous raconter à toi et Tesa. Justement, regarde un peu par là… »
Le barde se tourna, suivi de Matthias. Au loin, on pouvait apercevoir deux jeunes femmes. À moins que les deux hommes ne voient double, elles étaient pareilles. Les deux étaient grandes et élancées. Leurs cheveux étaient longs, cependant l’une les portaient blonds et l’autre, noirs mais la chevelure des deux cachait deux oreilles pointues. La première (la blonde) portait une robe noire, et la deuxième, une robe blanche. Les deux sœurs Tesa et Juna s’approchèrent de leur mari respectif avec un air menaçant. Matthias et Padrielad se regardèrent et levèrent les yeux au ciel en signe d’impuissance. Alors qu’elles étaient à quelques pas, une force mystérieuse fit lever les deux hommes, haut au dessus du sol. Ils arrivaient à peine à bouger et durent se forcer pour répondre à leurs interrogatrices. Les deux femmes dirent en même temps :
« Pourquoi êtes-vous partis?
Padrielad fut le premier à répondre.
-J’étais parti voir Matthias.
-Et moi j’avais entendu des bruits de sabots et je croyais que c’était Nocturne qui s’était enfuit…
-Menteur! hurlèrent les deux sœurs. Lorsque nous avons quitté la maison il dormait dans l’écurie!
-Mais… bon, je suis venu voir le cheval qui m’a sauvé voilà quatre jours.
-Menteur! Il n’y a aucun cheval par ici! »
Matthias tourna péniblement la tête et s’aperçut que Blizzard avait encore disparut. Il fallait qu’il mente de nouveau à sa femme s’il voulait s’en tirer.
-Bon… j’ai vu Padrielad dans le bois, derrière la maison, et j’ai décidé de le suivre. »

Les deux hommes tombèrent sur le sol et se relevèrent péniblement. Ils jetèrent un regard à leurs femmes qui souriaient.
« Bonne réponse! »
Elles allèrent dans les bras de leurs maris qui les serrèrent le plus fort possible.
Ils rentrèrent les quatre ensembles en se reprochant des tas de trucs. Mathias et Padrielad gagnèrent le débat suite au silence des deux sœurs. Rendu dans la maisonnette, Juna prépara le lit des invités et tous se couchèrent sans rouspéter, quoiqu’il allait presque faire jour.
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Darth Vegel
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MessageSujet: Re: Hymelia   Sam 14 Juil - 18:51

Chapitre 2 : Plan diabolique.
Le soleil était encore bas lorsque le coq chanta, signalant le réveil des animaux. Juna ouvrit les yeux la première, suivie de près par sa sœur. Elles se levèrent du lit en même temps et se dirigèrent vers la cuisine après s’être dit bon matin. Elles préparèrent le petit déjeuner ensemble, tandis que les hommes se levaient lentement. C’est après de nombreux efforts que les deux jeunes femmes réussirent à faire quitter leurs maris de leur lit et de les amener à la cuisine pour manger. La conversation commença grâce à Juna.
« Matthias, il faudrait que tu nettoie l’étable de Nocturne et Anor, s’il te plait.
-Mais il me semblait que je devais rester couché?
-Je t’ai observé durant ton sommeil et tout semble parfait. Tu pourrais partir à la guerre si tu voulais, affirma Tesa.
-Excellent! Oui, je vais nettoyer l’étable.
-Je vais t’aider, si tu veux. » proposa Padrielad.

Les deux hommes défirent la table et quittèrent la cuisine pour aller s’habiller. Ils revinrent dans la cuisine, quelques minutes plus tard, vêtus de leur habit habituel. Matthias portait un pantalon en peau d’ours et une chemise de toile blanche tissée par Juna elle-même. Il chaussait des bottes de cuir et ne portait rien sur la tête. Une fourrure de loup lui recouvrait les épaules. Padrielad portait semblablement la même chose, sauf qu’il avait ajouté une veste sans manche en peau et il portait un petit chapeau orné d’une plume d’aigle. Leur femme leur sourirent puis les deux maris quittèrent la maison pour aller prendre chacun un balais.

Le soleil était haut dans le ciel et ses rayons ne pouvaient réchauffer la terre en cette journée d’hiver. Une petite neige tombait lentement pour aller s’accumuler sur les deux mètres déjà tombés. Matthias et Padrielad entrèrent dans l’étable et commencèrent à balayer. La neige ne s’était pas accumulée dans la pièce, car le plafond était assez dense et les chevaux, en quittant le stables, balayaient le peu de neige avec leur sabot. Padrielad brisa enfin le silence.
« Pourquoi nos femmes ont-elles dit que tu mentais à propos de Blizzard?
-Aucune idée. Mais il avait vraiment déguerpit! Où peut-il bien être parti?
-Ça, je n’en sait rien. Mais c’est une bien curieuse bête! À propos de ton attaque, que s’est-il passé?
-Des personnages étranges m’ont fait une embuscade. Ils ont coupé les arbres devant et derrière moi. Des soldats se sont frotté à moi et ont périt. Cependant, un archer m’a blessé dangereusement. Heureusement, Blizzard est sorti de nulle part et m’a sauvé.
-Ces… guerriers, avaient-ils quelque chose de particulier?
-Une lune dessinée sur une étoile représentait leur armoirie.
-Quoi!? Une lune, avec une étoile… Le Conseille, c’est impossible…
-Quoi?
-Le Conseille souverain des régions de Bréam et des terres au Nord du Saint Royaume. Cependant, je me demande pourquoi ils ont envoyé des troupes sur nos terres. Nous étions pourtant en paix avec eux…»
Le reste du temps passé à l’intérieur de l’étable se passa dans le silence et dans la réflexion de Matthias. Qui était les dirigeants de ce Conseille? Et quelles étaient ces terres? Comment pouvaient-ils être si puissants pour que la sainte armée ait de la difficulté à l’arrêter? Il n’osa pas questionner plus son ami et se concentra sur son balayage. Ses efforts portèrent fruit et la tâche fut rapidement terminée. Les deux hommes rentrèrent à la maison et furent accueillit par leurs femmes. Elles avaient déjà préparé le dîner, en cette avant-midi qui avait passé plutôt rapidement pour Matthias.

Alors qu’ils mangeaient, Padrielad proposa une petite balade dans les bois, histoire de se détendre un peu. Le capitaine accepta volontiers, et même les deux magiciennes se portèrent volontaires. Ils partirent donc, après le dîner, dans les profondeurs boisées qui entouraient la maisonnette. Les deux jumelles expliquaient sans cesse à leurs maris la propriété médicale de telle ou telle plante qu’ils croisaient sur leur chemin, et les deux hommes parlaient de chasse et d’empruntes d’animaux. Ils marchèrent pendant des heures, jusqu’à ce qu’un bruit attira l’attention de Padrielad. Celui-ci ne ralentit cependant pas sa marche, mais il n’était pas le seul à avoir entendu ce bruit. Matthias tournait son regard à gauche et à droite, et il avait posé sa main sur le manche de son épée.
« Vous aussi vous avez entendu? Demanda Juna.
-Oui, répondit Padrielad en s’arrêtant. On dirait le bruit d’un feu de camp. Pourtant, personne n’habite par ici. Sûrement un campement militaire.
-Impossible, personne ne patrouille dans ce coin : tout le monde sait que j’habite ici, alors ils savent que ces lieux sont en sécurité… du moins, je crois. »

Les quatre se tournèrent vers les bois, et s’approchèrent lentement. Le bruit n’était pas si loin, alors Matthias sortit son épée, Padrielad sa dague, et les deux magiciennes se tinrent prêtes à utiliser leurs pouvoirs. Ils parcoururent ainsi quelques mètres, avant de se trouver, comme prévu, devant un campement inconnu… du moins, pas pour Matthias. Les quatre se cachèrent chacun derrière un arbre gelé. Une bannière était dressée, et les armoiries représentaient une lune dessinée sur une étoile : le Conseille de Bréam. Padrielad se tendit brusquement, et les deux jumelles se regardèrent discrètement. Le campement était composé de deux tentes et était gardé par quatre soldats comme ceux qui avaient attaqués Matthias l’autre jour. La garde des tentes semblait mise de côté et, à voir les traces au sol, une vingtaine de soldats manquaient à l’appel.
« Mais… un moment! » Il se retourna et regarda dans les arbres qui surplombaient le campement. Ses craintes furent confirmées lorsqu’il vit deux archers postés sur deux branches différentes. Il fit signe à Padrielad qui vit, lui aussi, les deux autres gardes.
« Il ne faudra pas foncer têtes baissées, annonça Matthias. Même je crois qu’il ne faudrait pas déranger ces intrus tout de suite, mais attendre des renforts de l’armée d’Oriana.
-Bonne idée, approuva Juna.
-Mais je me demande ce qu’ils font ici, demanda Tesa.


***


À des kilomètres de là, plus lois encore que la capitale d’Oriana. Plus loin encore que les forêts elfiques ou des montagnes où siègent les dragons. En fait, le lieu en question se trouve au bout de la péninsule d’Hymelia. Ce lieu est la ville de Bréam, cité fortifiée par d’immenses murs de pierre. Une géante porte d’acier, gardée par quatre soldats d’élite, était la seule entrée ou sortie possible. Le palais du Conseille, qui était en fait une tour de plusieurs centaines de mètres de haut, et qui terminait par toucher les nuages. Au pied de cette tour se trouvaient les maisons des paysans. Les juges du Conseille vivaient au sommet de la tour, dans un luxe payé principalement par les taxes très élevée que devaient payer les citoyens de Bréam. Cependant, ces derniers ne se plaignaient pas. En effet, ils étaient tous aveuglé par leur soit disante liberté de parole. Le gouvernement républicain de Bréam réunissait en effet toute la population majeure de Bréam qui constituait le Conseil de Bréam. Les vingt juges s’assuraient du bon déroulement des réunions, mais il y avait toujours place à la corruption…

Assis dans son bureau, Frédérik consultait la carte d’Hymelia, dernièrement réalisée par ses explorateurs, envoyés dans les quatre coins de la péninsule. Depuis quelques temps, cette carte avait fait jaillir des idées innovatrices dans sa tête. Il avait été nommé récemment membre des juges Conseille et cette bande de vieux croûtons refusaient d’étendre l’influence de leur République dans les régions voisines. Cependant, Frédérik avait, en cachette, fait quelques petits « arrangements » avec les autres peuples autour des terres de Bréam. Les barbares de Von Zedor seraient bientôt à ses pieds, et il sera de même pour les nains d’Uberwald. Justement, une guerre civile avait débutée dans cette ville, et cela avait marqué le meilleur moment pour frapper. Cependant, Frédérik devait avoir l’appuie des barbares pour mener son attaque et tout devait se passer dans l’insu des autres membres du Conseille. Le jeune élu se retourna, faisant virevolter sa cape bleue et il marcha vers la porte de son bureau. Il l’ouvrit et entra dans la salle de rassemblement du Conseille, maintenant vide. Un long tapis en velours rouge, partant de l’immense porte, gardée par deux soldats d’élite, allait se poser devant le pédestre où trônaient les sièges de Frédérik et des dix-neuf autres membres. Des statues de bronze étaient postées de chaque côté du tapis, et des lustres de cristal étaient suspendues au-dessus. Les deux gardes firent un garde-à-vous lorsque l’un des membres entra dans la salle, et se détendirent lorsqu’il leur fit signe.
« Appelez-moi Morley, s’il vous plait. » Un des deux gardes quitta la salle, et Frédérik s’assit sur son siège.

Morley était un puissant sorcier et le seul de la République. En fait, c’était son ami d’enfance, qui l’avait toujours suivit, et qui avait toujours exécuté ses ordres à la lettre. Il l’avait toujours appuyé dans ses décisions, et avait apporté, quelques fois, des corrections aux plans de son ami. Plus âgé de quelques mois que Frédérik, il était plus sage et réfléchit que son ami et siégeait, lui aussi, avec les juges du Conseille. Savant et un connaissant la magie, cela en fait un allié précieux. Le sorcier entra dans la salle, quelques minutes plus tard. Il marcha, tête haute, et regardant son ami avec ses yeux bleus acier. Il était habillé de sa traditionnelle toge rouge, noire et or, dont les manches tombaient plus bas que ses mains. Ses cheveux, grisonnant, tombaient sur ses épaules. Il monta les marches du pédestre et se laissa tomber sur son siège qui lui était réservé. Il ordonna aux gardes de les laisser, et, une fois que la salle fut complètement désertée, commença à parler à Frédérik.
-Alors, que peut faire un simple sorcier pour la rébellion du Conseille?
-Je veux savoir quelle est la situation à Von Zedor.
-Bien… nos négociateurs ont réussit à avoir un pacte de paix en échange de liens commerciaux avec la République.
-Excellent. Sont-ils au courant pour notre plan?
-Non, j’étais supposé me rendre personnellement là-bas. Mon navire est prêt, je pars demain.
-Je veux que tu partes immédiatement. Mets-les au courant, et dis-leur que je serai chez eux, avec mon armée, dans deux semaines. Pas plus. Mes plans ont changés, j’accélère les procédures.
-Parfait, mais les juges se rendront bien compte de ma disparition.
-Je m’occuperai personnellement de se petit problème. »

Frédérik regarda Morley de ses yeux émeraude alors qu’ils marchaient ensemble vers la porte.
« Ces barbares, malgré leur petit nombre, seront très utiles pour la phase 1 de notre plan. Ce sont les seuls à connaître un passage souterrain qui pourrait nous mener à Uberwald.
-Ce ne sont que des rumeurs.
-Peut-être, mais j’espère pour eux que ce n’est pas le cas. »
Ils marchèrent ensemble jusqu’à la porte.
« Je vais faire le rapport de nos actions à Shar-Armia, et il nous dira ce qu’il en pense, annonça Frédérik. Alors je te souhaite bon voyage.»
Les portes se refermèrent derrière Morley, et Frédérik retourna, d’un pas lent, à son bureau.

***

À quelques kilomètres de là, sur la côte de la péninsule, un port était rempli d’activités maritimes. Les navires commerciaux entraient et sortait de la frontière républicaine, et quelques vaisseaux militaires patrouillaient autours des docks. L’un d’eux avait accosté et se faisait remplir de soldats, nourritures, eau et de matériaux quelconques. Plus loin, sur la rue, un petit groupe de soldats d’élite républicain entouraient Morley. Tout le monde s’écartait sur son chemin et il ne perdit pas de temps pour se rendre au navire qui devait le mener à Von Zedor. Il promena son regard sur les préparatifs, puis monta abord. Quelques heures plus tard le bateau quitta le port, et Morley alla sur le pont pour respirer l’air frais.


***


Matthias réfléchissait déjà depuis un bon bout de temps à un plan capable de les sortir de cette situation inconfortable. Le campement ennemi se trouvait droit devant eux, cependant ils étaient déjà encerclés par des archers qui patrouillaient sur des plates-formes accrochées aux arbres. Le seul avantage qu’ils possédaient était la magie des jumelles, mais leurs ennemis étaient trop nombreux : elles se feraient tuer trop facilement. Deux groupes de dix soldats étaient revenus, quelques minutes après leur arrivé, confirmant l’idée que Matthias avait à propos d’un raid républicain.
« Il va falloir se retirer en douceur.
-Entièrement d’accord avec toi, approuva Padrielad. Cependant, nous sommes encerclés, un seul mouvement brusque, une seule branche qui casse, une respiration trop forte, et nous sommes tous morts…
-Il faudrait créer une diversion, avança Juna. Il faudrait que quelqu’un ou quelque chose attire leur attention.
-Oui, mais il ne faut pas qu’ils voient que l’objet ou la personne en question vient de par ici. Sinon il nous transpercerons de leurs flèches.
-Attendez, j’ai une idée, annonça Tesa en rampant lentement pour se séparer du groupe.

Elle s’arrêta à quelques mètres de ses amis, et ferma les yeux, marmonnant une formule en cynwälls.
"Urya yana tiris… Urya yana tiris" Par la suite, près d’elle, une boule de feu se créa. Les traits de la magicienne se durcirent et la boule s’envola très haut dans le ciel. Le projectile enflammé y décrivit un arc et continua sa course vers le vigil qui bavardait avec son confrère soldat. La boule de feu transperça alors le corps du garde, qui tomba par terre et s’enflamma, alarmant les archers qui levèrent tous les yeux au ciel. Tesa fit signe à Matthias et les autres pour courir à la maison, et ces derniers n’hésitèrent aucunement. Les gardes ne les remarquèrent pas et continuaient à scruter le ciel. Dès qu’ils virent qu’il n’y avait plus de danger, ils prirent le corps du soldat et l’enterrèrent
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MessageSujet: Re: Hymelia   Sam 14 Juil - 18:53

Chapitre 3 : À chaque vie, des conflits.
Les quatre compagnons coururent de toutes leurs forces jusqu’à la demeure de Matthias et Juna. Ils y entrèrent et barricadèrent la porte d’entrée. Juna courut à l’arrière de la maison pour s’assurer qu’ils n’avaient pas été suivis. Matthias fit de même pour les deux côtés. Une l’inspection complète de la maison terminée, Juna prépara du thé tandis que Matthias allumait un feu dans la cheminée. Padrielad et Tesa prirent chacun une place autour de la table et acceptèrent le breuvage offert par l’hôtesse. Les propriétaires de la maison prirent enfin place avec leurs invités, et Padrielad soupira enfin.
« Nous l’avons échappé belle ! Ils auraient pus nous avoir tué à n’importe quel moment.
-Il va falloir que je prévienne le roi d’une invasion Républicaine, déclara Matthias. L’armée devrait répliquer par la suite.
-Cependant j’ai l’impression que l’armée de réglera rien dans cette histoire, soupira encore le barde. Par contre j’approuve l’idée d’aller faire un petit tour à Orianna. »

Les quatre amis s’entendirent tous pour plier bagages et quitter pour la capitale du royaume. Le voyage serait long et, avec un peu de chance, sans encombres. Si les envoyés du Conseille ne les avaient pas découvert, ce serait le cas. Malheureusement, ce ne l’était point. Les quatre intrus dans le campement avaient peut-être dupé la vigilance des gardes présents au sol, mais ce n’était pas le cas pour le commandant de la petite troupe qui était resté à l’écart. Ce commandant, Matthias le connaissait bien. Il s’agissait de l’archer qui l’avait presque tué. Au service du Puissant Conseille de la République de Bréam, Philippe de Sarazaigne avait reçu l’ordre de partir en éclaireur pour trouver les places fortes du royaume ainsi que leurs points faibles. Comme les deux hommes et les deux Cynwälls avaient repéré leur campement, ils allaient sûrement s’empresser d’aller le signaler à leur roi, sûrement situé dans leur capital. Les troupes de Philippe n’auront qu’à suivre la trace et s’infiltrer dans le fort.

Les quatre compagnons quittèrent donc la maison avec quelques bagages, et le nécessaire pour le voyage qui les attendait. Matthias avait apporté son sac de voyage, son épée, sa dague et son bouclier. Juna, elle, avait apporté son sceptre, qu’elle portait en l’honneur de son peuple, son grimoire de sorcellerie et quelques flacons de potion et autres substances magiques. Ils se mirent donc en route, par le chemin qui menait vers l’ouest. Ils marchèrent, suivant les chemins qui coupaient au travers de la forêt dense et pleine de dangers. Matthias regardait sans cesse à gauche et à droite, de peur d’être toujours suivit par les gardes du campement. La forêts était plutôt tranquille, et cela rassura finalement le capitaine. Les oiseux sifflait, et Padrielad commença à chanter, pour se joindre à leur harmonieuse mélodie. Sa chanson, et Matthias la connaissait depuis longtemps déjà, racontait l’histoire de son royaume.



***

Voilà maintenant deux semaines que Morley faisait route vers Von Zedor. Le bateau n’avait rencontré aucune perturbation météorologique et le vent soufflait constamment vers le Nord-Ouest. Le sorcier était monté sur le pont ce jour-là. Respirant le vent frais salé comme l’étendue d’eau qui l’entourait. Le capitaine tenait la barre depuis quatorze jours, du levé au couché du soleil. Enfin, alors que l’horizon était rouge et que le soleil disparaissait sous les étendues azure, on aperçut enfin une fine bande de terre montagneuse. Entre deux pics était glissée une forteresse, et au pied de ce même pic se trouvait la capitale des barbares : Von Zedor. Habitée de cinq mille pirates, barbares, pilleurs, voleurs et assassins, elle était fortifiée d’un haut mur de pierre surmonté de piques en bois. Un immense port servait essentiellement aux transactions avec la République et pour débarquer les troupes de la rébellion de Frédérik. C’est justement dans ce port que Morley allait faire sortir ses troupes pour les envoyer dans une petite région non loin de la capitale. Pourquoi cet endroit ? Bien parce qu’une entrée secrète mène à un réseau sous terrain qui passe sous une partie de l’océan qui coupe l’île des mines ymirs. C’est par ce passage que Frédérik veut faire sa première percée dans les mondes qui refuse de prendre part à leur République.

Morley mit finalement le pied sur terre, encadré par deux gardes républicains. Il marcha tranquillement, écoutant les ordres des officiers derrière lui. Les séries de pas rythmés des soldats sonnaient comme de la musique à ses oreilles. Il passa enfin par la grande porte d’acier qui marquait l’entrée principale de la ville fortifiée. Des petites maisons de briques étaient parsemées ici et là, souvent cambriolées ou très fortifiées pour ne pas finir comme les autres. Derrière ces maisons se trouvait le palais du roi des barbares. Grande bâtisse de pierre, elle ne possédait qu’un plancher. Un immense tapis de fourrure menait à un trône de pierre et d’or. Assis sur ce dernier, le roi affichait un air dur et sévère. Morley s’avança, laissant sa garde derrière lui. Lorsqu’il fut à une distance raisonnable, le roi arrêta le sorcier mettant sa main devant lui. Le sorcier s’exécuta et attendit les paroles du roi.

« Quelles sont les paroles transmises par le Conseille?
-Ils vous demandent d’accélérer les opérations. Commencez à envoyer vos troupes ouvrir les passages souterrains. Établissez un campement permanent à l’entrée du passage.
-Il en sera selon ses désirs, cependant, ajouta-t-il, toujours aussi calme, je ne crois pas que cela sera possible avant deux semaines.
-Hé bien si cela se passe ainsi les juges pourront assister à vos manœuvres.
-Comment… comment, demanda-t-il brisant soudainement son calme habituel. Ils viennent ici ?
-Oui, dans deux semaines avec le reste de leur armée, c'est-à-dire 6 000 soldats.
Nous serons fins prêts à partir pour montrer à ces Ymirs qui dirige ce monde. Leur montrer la gloire de notre République! Alors, si j’étais vous, je me préparerais à cette arrivée en accélérant vos opérations. »
Puis le sorcier tourna le dos au roi et quitta le palais d’un pas décidé. Ses gardes le rattrapèrent et ils retournèrent au bateau pour la nuit.

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Darth Vegel
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MessageSujet: Re: Hymelia   Sam 14 Juil - 18:54

Chapitre 4 : Arrivée à la capitale.
Le soleil commençait à se cacher derrière d’immenses nuages qui venaient de l’Est. L’obscurité ne rassurait pas les voyageurs, déjà aux aguets pour ne pas tomber sur les éclaireurs du Conseille. Ils avaient déjà quitté la bordure de la forêt cynwälls, et marchaient dans les plaines du roi. Plusieurs lieux les séparaient encore de la capitale, et ils seraient arrivés dans trois jours. De leur côté, les éclaireurs républicains et Philippe suivaient à distance les quatre compagnons. Ils établissaient de petits campements dans les buissons ou les quelques regroupement d’arbres, et ne voyageaient que la nuit, pour rattraper leur retard sur Matthias, Padrielad, Juna et Tesa.

Le premier commençait à se douter d’être suivit et était plus tendu que d’habitude. Il savait de quoi ils étaient capables, et ne voulait pas faire encore face à ce maudit archer. Cet homme hantait ses rêves et Matthias se réveillait toujours au beau milieu de la nuit, le front couvert de sueur et haletant. Par la suite, il se rendormait difficilement. Bientôt, Padrielad s’en rendit compte, et engagea une subtile investigation avec son ami. C’est lors du dernier jour de voyage, que le barde commença à questionner le capitaine. Il donna comme prétexte qu’il voulait faire une course de chevaux, et lorsqu’ils furent assez loin des deux sœurs, il posa sa première question.

« Tu me sembles tendu depuis ces derniers jours. Tu es sûr que tout va bien ?
-Oui… en fait, non. C’est cet archer, déclara Matthias dans un soupir. Lorsqu’il m’a attaqué, c’était la première fois que j’ai eu peur… de mourir. Cette petite pensée lâche s’est infiltrée dans mon esprit et me hante depuis ce jour-là.
-Et en quoi cela te fait-il peur, demanda Padrielad.
-Je suis Matthias de Lilendar ! Fier capitaine du Saint Royaume. Je ne suis pas supposé avoir peur de mourir pour mon roi.
-Je ne crois pas que le roi veuille cela de son meilleur capitaine… mais tu pourras lui demander bientôt, regarde devant toi.

Padrielad pointait son doigt devant eux, désignant la grande cité d’Oriana. Située sur une île au beau milieu d’un immense lac, une partie de la ville était construite à même la montagne qui y trônait. Construite en pierre grise, elle s’élève sur quatre étages. Le premier, à la base de la ville, est réservé pour les pauvres et les itinérants. Plus haut, au deuxième, les artisans y vendent leur produit et la majeure partie des maisons du peuple y est aménagée. Le deuxième étage est aussi le plus grand et le plus achalandé des étages. Au troisième se trouvent les bâtiments administratifs, dont le palais, et les centres militaires. Le roi et sa famille y habitent ainsi que les hauts dirigeants militaires. Finalement, au dernier étage, une arène avait été aménagée, ainsi qu’un cirque. On y organise des courses de chars, des combats d’homme contre homme, ou d’homme contre animaux. Des centaines de marchands quittaient ou entraient dans la ville, y apportant des objets venant des quatre coins d’Hymelia. Certains apportaient des pierres précieuses ou des armures des mines ymirs, d’autres des œuvres d’art des Cynwälls.

Matthias, Padrielad, Juna et Tesa entrèrent par la grande porte Est de ville, ayant emprunté un petit pont de marbre. Ils montèrent d’étage en étage par la grande route de dalle en marbre blanc. Plusieurs personnes saluèrent Matthias, et il leur répondait en leur envoyant la main. À gauche et à droite on entendait les marchands venter les mérites de leurs produits et d’autre donnant des prix astronomiques pour se les faire baisser par les clients. Rendus à la porte qui menait au troisième niveau, des gardes s’approchèrent d’eux, faisant arrêter leurs chevaux. Ils portaient une armure rouge et noire et un haume en métal leur cachait la figure. Le plus grand s’approcha de Matthias et lui demanda qui il était et pourquoi il voulait voir le roi. Le capitaine lui donna son nom et lui dit que ses raisons ne concernaient que le roi. On les laissa passer, mais on les désarma. La porte d’entrée du troisième étage donnait sur un immense jardin rempli de saules pleureurs, de petites fleures et de plantes exotiques. Un petit chemin menait à une écurie située sur le bord de la falaise, un autre à l’entrée de l’immense palais et le dernier, frôlant le roc de la montagne montait à la porte réservée au roi pour sa loge au quatrième étage. Le palais royal était immense et couvrait presque tout l’étage. La structure principale, fait en marbre blanc, se terminait en immense tour. Descendant de chaque fenêtre découpée en losange, des drapeaux avec les armoiries du royaume pendaient, se balançant au gré du vent.

Les fondations du château étaient en fait, deux cercles distincts, reliés par des passerelles et continuant par une aile Nord. Le cercle à l’intérieur était plus haut que l’autre et à l’intérieur de celui-ci commençait l’immense tour. Le premier cercle contenait les cuisines, les quartiers des domestiques et des esclaves, les écuries royales et les entrepôts d’armes. L’aile Nord était aménagée comme centre d’entraînement des soldats et de dortoirs pour ces derniers. Le cercle « intérieurs » était les chambres pour les invités du roi, la salle à dîner, la salle de bal et la salle du trône et une autre de réunion pour les hauts dirigeants du royaume. Finalement, la tour servait aux appartements du roi et de sa famille et, au sommet, il y avait le laboratoire de son magicien. Le tout était somptueusement décoré. Dans le couloir principal une centaine de statue de bronze encadrait le tapis en velours rouge qui faisait le tour du cercle extérieur. La même décoration se transportait d’un cercle à l’autre.

Deux gardes habillés comme leurs confrères à la porte du troisième étage ouvrirent celle du palais et Matthias et ses amis purent entrer dans le palais du roi. Le couloir principal du cercle extérieur devait au moins fait une dizaine de mètre de large et, à chaque point cardinal, un grillage donnait sur la passerelle qui donnait sur le cercle intérieur. Matthias étant entré par la porte Sud n’eut qu’à faire quelques pas pour que la grille s’ouvre devant lui pour qu’il puisse emprunter la passerelle Sud. Padrielad, Tesa et Juna lui emboîtèrent le pas, les deux jumelles ébahies par la beauté du palais. C’était la première fois qu’elles venaient dans la capitale et ne perdraient rien de ce spectacle. Le roi les attendait dans la salle du trône et Matthias ne voulait pas le faire attendre. Déjà qu’ils avaient eut quelques pépins ensemble, le capitaine ne voulait pas empirer la situation. Les quatre amis entrèrent enfin dans l’immense salle du trône. Dans le même optique que la décoration générale du palais, elle comptait en plus des portraits des rois antérieurs. Des lustres en or pendaient au plafond et des piliers de pierre, éclairés par des chandeliers en or, étaient posés de chaque côté du même tapis en velours rouge. Assis sur son trône, le roi Alexandre se faisait plutôt vieux. Ses cheveux étaient courts et grisonnant, un peu comme sa petite barbichette. Ses yeux d’un bleu vif et d’acier scrutaient les quatre invité, plus particulièrement les deux Cynwälls. Assis à côté de lui, souriant, Filiorth, le magicien était ravi de revoir le capitaine de Lilendar. Il avait longtemps été son tuteur et ce fut lui qui lui enseigna à se battre et à être un parfait chevalier. Matthias rendit le sourire à son presque père et s’agenouilla devant le roi, imité par Padrielad. Les deux Cynwälls ne se prosternèrent pas devant le roi, et cela faisait longtemps que les gens de ce peuple ne le faisaient plus. Ils avaient, après tout, juré allégeance à leur roi et non à celui des hommes. Alexandre leur demanda alors de se relever et pris la parole.

« Alors, que me vaut l’honneur de recevoir le puissant capitaine de Lilendar et ses amis dans mon humble palais. » Alexandre avait parlé d’un ton froid et ironique. Un peu comme à son habitude avec Matthias. Depuis que ce dernier avait refusé son offre de devenir l’un de ses meilleurs officiers, il y avait eu un froid entre ces deux personnages.
-Nous venons à peine de quitter Lilendar car des troupes républicaines ont été repérées par moi-même la semaine dernière.
En disant ces paroles, les fonctionnaires assis autour du roi furent tous surpris et inquiets. Pourquoi leur allié avait-il put pénétré dans leurs frontières armés jusqu’au dents ? Les seuls à rester de marbres furent le roi et son magicien. Padrielad s’approcha et continua par la suite la déclaration de Matthias.
-Ils arboraient fièrement les armoiries du Puissant Conseille de la République de Bréam. Selon moi, il s’agirait d’une invasion. Mais le Conseille ne voterait jamais ceci.
Par la suite, les fonctionnaires se mirent à discuter entre eux. Ils furent interrompus par le roi lui-même qui leva la main pour exiger le silence.
-J’enverrai des émissaires à Bréam dans les plus courts délais. Pas la peine d’envoyer notre armée là-bas, car elle est déjà occupée à l’Ouest. Le royaume Ymir est en pleine crise et nos amis de Lubaden sont en pleine guerre contre les Troglodytes, espèce mi-homme mi-lézard. Nous avons déjà envoyé quelques soldats en renforts, mais ils semblent encore avoir de la difficulté à les repousser. Je compte donc sur vous et Filiorth pour partir les aider. Le capitaine Philippe Beauchemin est déjà présent avec quelques navires pour bloquer l’avancée des Troglodytes dans le fleuve pour aller attaquer Lubaden directement.
-Et les Ymirs d’Uberwald, ne viennent-ils pas aider leurs frères ?
-Uberwald est maintenant coupée du reste d’Hymelia, déclara Filiorth. Une guerre civile fait rage et les rebelles tentent de renverser le gouvernement conservateur de leur roi. Ils ne sont donc d’aucun secours.
-Vous n’avez plus aucune question, demanda alors le roi, toujours avec sa froide voix. Les quatre amis firent non de la tête et le roi les invita donc à s’installer dans les chambres qu’ils leur seront désignées car ils ne partiront que demain. Les deux hommes firent une légère révérence puis quittèrent la pièce.

-Plus froid que cela et on se serait cru au sommet des montagnes de l’Ouest, déclara Padrielad un fois assez loin de la salle du trône. As-tu d’autres amis comme cela dans la cour ?
Puis il flanqua une grande tape dans le dos de Matthias. Ils furent reconduis dans deux chambres une à côté de l’autre. Matthias et Juna ensemble et Padrielad et Tesa dans l’autre. À l’intérieur, un grand lit en baldaquin était posé près du mur et une table de chevet en bois était posée de chaque côté du lit. Les draps étaient d’un rouge vin brodé or. Des oreillers en plumes d’oies siégeaient sur le confortable matelas. Un coffre de bois faisait face au lit et ils purent ranger leurs affaires à l’intérieur ainsi que dans une immense commode.

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Hymelia

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